Tsararivotra


Centre de Traitement de la Tuberculose

      La tuberculose, comme dans toute l’Afrique, est en pleine expansion à Madagascar. Il est urgent d’agir avant que cette maladie très contagieuse ne prenne des proportions trop graves. Nous nous sommes engagés, dès 1997, par notre Centre de Traitement anti-tuberculeux Tsararivotra, dans une lutte déterminée contre cette terrible maladie et nous avons l’ambition de faire baisser progressivement le taux de prévalence de cette maladie dans notre région et même, à long terme, de l’éradiquer.
      Le petit centre que nous avions ouvert en 1997, dans deux petites cases en bois, pour traiter quelques tuberculeux que l’hôpital de la ville ne pouvait recevoir n’a cessé de grandir au fil des années. Nous avons construit en 2006-2007, grâce à un financement public irlandais, un beau centre de 90 lits offrant toutes les conditions d’hygiène et de confort souhaitables. Un médecin, une infirmière, un aide-soignant et du personnel de cuisine sont à leur service.
 

      Les malades atteint de la tuberculose, ou suspects de l’être viennent à Tsararivotra pour : 1) un dépistage, 2) le traitement d’attaque et 3) les contrôles.

     En plus de la distribution de médicaments fournis par le CHD I de Vohipeno, nous offrons aux malades, dans un centre d’hébergement répondant aux normes d’hygiène et de sécurité, une bonne nourriture riche en protéine, ainsi qu’un suivi médical.
 
     Le dépistage

     Les malades suspects de tuberculose qui nous arrivent sont adressés par un médecin, généralement celui de l'hôpital de Vohipeno, responsable de la tuberculose. Les analyses sont faites au laboratoire du CHD I de Vohipeno. La tuberculoise pulmonaire est bien sûr de loin la plus fréquente, mais d'assez noimbreux de tuberculoses osseuses (mal de Pot) qui peuvent engendrer de graves déformation de la colonnes vertébrale. Alors que la tendance était à l'augmentation  de la maladie de 1997 à 2008, on assiste depuis cette date à une régulière diminution de nombre des cas positifs dépistés et traités, passant de 270 en 2008 à 195 en 2010.  Serait-ce déjà les premiers signes de la victoire sur la maladie, fruit de notre travbail inlassable ? les années futures nous le diront.

 

     Le traitement d’attaque

 

Les malades positifs sont hébergés dans notre CT pour subir le traitement d’attaque pendant deux mois. Ils reçoivent quotidiennement leurs médicaments sous le contrôle de notre personnel spécialisé. Notre médecin traitant les visite régulièrement. De plus, ils sont suivis chaque jour par une infirmière. Ils reçoivent aussi une bonne nourriture, riche en protéine, ce qui est essentiel à leur rétablissement. 

Au bout des deux mois de traitement d’attaque, s’ils sont négatifs, ils doivent normalement rentrer chez eux, à moins qu’ils ne présentent encore un état de faiblesse particulier, auquel cas ils peuvent rester un peu plus longtemps. De même s’il y en a un qui est encore positif, il reste en retraitement chez nous.


Les contrôles

 

Les malades qui sont en traitement d’entretien dans leurs villages doivent revenir tous les mois pour prendre leurs provisions de médicaments, ainsi que de la nourriture crue, don du PAM, et aussi faire les contrôles du 5ème du 7ème mois au CHD I de Vohipeno. Nous sommes très vigilants à ce que les malades reviennent ponctuellement faire à la date voulue leurs contrôles, si bien que, depuis des années nous n'avons pas à déplorer un seuk cas d'abandon, ce qui est essentiel pour la réussite du traitrement et pour éviter le risque de créer des formes résistantes de tuberculose

 

Le kiosque central dans lequel les tubreculeux viennent se distraire, discuter, jouer aux cartes,...

 

 

 

 

 

 

 




 


  

Un malade prend le soleil sur le pas de la porte de sa chambre