Foyer de Carme
Un internat pour des enfants de villages marginalisés
Il y a, dans la région de Vohipeno, un clan, appelé Antemanaza, qui a été mis en marge de la société depuis des siècles en raison de légendes diffamatoires tenaces et de préjugés ancestraux qui demeurent vivaces aujourd'hui encore et qui tendent à maintenir une ségrégation entre les habitants de la région isolant sur lui-même le clan des Antemanaza. Ils habitent principalement les villages de Nohona, Tanambao et Tanantsara, non loin de Vohipeno.
Le Père Vincent Carme, fondateur du Foyer de Tanjomoha, lorsqu’il quitta le Foyer en 2000, pour raison d’âge et de santé, s'en alla vivre au milieu de ces villages pour leur témoigner de leur propre dignité humaine à l'égal de tous et de l’amour de Dieu pour eux. Il espérait aussi, par l'éducation et la prédication de l'Evangile, pouvoir faire tomber progressivement les barrières qui séparaient les clans opposés depuis des siècles.
Le Foyer De Carme, qui a été voulu et décidé conjointement par les parents des élèves et par les responsables du Foyer de Tanjomoha, est géré en collaboration étroite avec les parents d’élèves qui s’engagent à envoyer chaque semaine une maman d’élève qui fait fonction d’éducatrice pour superviser la vie commune des jeunes et aider la cuisinière, seule employée rémunérée, à préparer les repas.
Le Foyer De Carme accueille une trentaine d’enfants et de jeunes qui ont fait leur école primaire à l'Ecole Saint Paul de Tanantsara (voir plus bas) et qui étudient dans les écoles secondaires privées de la ville de Vohipeno. Certains continuent des études supérieures à Manakara, à 40 km au nord, ou dans d'autres villes.