Soins de santé pour les plus démunis


 

Le dispensaire de Tanjomoha : accueil des malades externes

Nous avons un grand dispensaire, dirigé par une Fille de la Charité infirmière. Il est destiné essentiellement à soigner les malades des divers foyers d’éducation et centres de soins du Foyer de Tanjomoha. Et il a déjà assez à faire comme cela. Mais aussi, nous accueillons des malades pauvres qui habitent dans notre quartier et qui, moyennant une modeste participation, ils reçoivent médicaments et pansements. 


Les malades mentaux d'Ambokala

La souffrance des handicapés physiques est bien grande, certes. Mais qui pourra dire la souffrance des malades mentaux… et le désarroi de leurs familles proches qui s’occupent d’eux jour et nuit… C’est indicible!

Il existe dans la ville de Manakara, à 40 km au nord de Vohipeno, un petit centre psychiatrique, nommé Ambokala, qui accueille et soigne les malades mentaux sous la conduite d’un médecin compétent dans le domaine. C’est là que nous adressons les malades mentaux qui viennent frapper à notre porte. Et ils sont de plus en plus nombreux à venir nous demander de l’aide. 

Nous assurons le transport des malades, le plus souvent avec notre voiture, jusqu’au centre de soins où ils sont généralement hospitalisés pendant quelques semaines, parfois quelques mois. Nous leur offrons, ainsi qu’à leurs gardes-malades, de la nourriture et des médicaments, pendant la durée de l’hospitalisation. Nous donnons aussi les médicaments, et parfois de la nourriture, aux malades lorsqu’ils rentrent chez eux et nous les conduisons jusqu’au centre pour faire les contrôles médicaux réguliers.

Il y a en permanence une quarantaine de malades que nous prenons en charge à Ambokala, mais beaucoup plus que nous aidons à la sortie lorsqu’ils rentrent chez eux.

Les troubles mentaux sont dus à des névroses, des psychoses ou une dépression, parfois sur un terrain familial propice. Certains problèmes psychiques sont la conséquence de la consommation du Toaka, l’alcool local, ou du Rongony, genre de cannabis local, qui sont très dangereux pour la santé et dont la consommation semble en constante augmentation, sans que les autorités semblent lutter contre.

Le médecin prescrit des m


édicaments aux malades, mais aussi parle avec eux et avec leurs familles pour comprendre la source de leurs problèmes et opérer un changement de comportement personnel ou familial. Beaucoup de malades retrouvent la santé, ou du moins une certaine amélioration. C’est pourquoi nous continuons cette activité qui se rajoute à tant d’autres qui a vraiment pris de l’essor depuis 2008.

Les bâtiments sont en mauvais état et on nous promet de les rénover entièrement et de faire un hôpital psychiatrique moderne avec du personnel qualifié nombreux. Malheureusement ce beau projet met du temps à se mettre en route. Les locaux ont même été endommagés par le cyclone Hubert, enlevant toute la partie est de sa toiture, si bien que de nombreux malades avaient dû quitter leurs chambres pour aller habiter dans l’église voisine, peu utilisée il est vrai. Après de longues discussions avec les autorités locales, nous avons finalement été autorisés à faire les réparations en mai 2011. Et deux semaines plus tard, les malades pouvaient regagner leurs chambres.  



La prévention des maladies avec l’ONG RTM

L’ONG italienne RTM (Reggio Terzo Mondo) nous a contactés au début de l’année 2008 pour nous demander de prendre part à son projet visant à faire un travail de prévention de cinq maladies importantes dans le district de Vohipeno. Elle nous demandait de collaborer avec elle. Depuis ce temps, ils ont établi leurs bureaux à Tanjomoha pour le district administratif de Vohipeno et collaborent avec nous.

Leur effort consiste à mettre en place des Agents de santé communautaire, choisis parmi les habitants d’un village, qui recevront une formation pour pouvoir faire une sensibilisation et un pré-dépistage par rapport à certaines maladies particulièrement répandues dans notre région (paludisme, tuberculose, philariose, etc.). Ils rassemblent les malades suspects de ces affections alors qu’un médecin vient pour examiner les malades et demander des analyses. Ils pourront aussi dans certains cas distribuer des médicaments.